Hong long Zhu Bio – ThéCalin

Parce que même si le temps me manque, je rencontre parfois des thés qui valent la peine d’être présentés. Comme cet échantillon envoyé aimablement il y a quelques mois par Philippe de ThéCalin. Je le déguste seulement maintenant car j’avais reçu au même moment d’autres échantillons plus fragiles que je voulais tester en premier. Mais aujourd’hui, mes doigts se sont arrêtés sur ces perles de thé noir de Chine, issues du Guangxi. La récolte a eu lieu le 16 septembre 2015.

20170127_144517La feuille sèche est roulée en grosse boule de couleur brun foncé et doré, dû à la présence de bourgeons mêlés aux feuilles. L’odeur à sec m’évoque clairement le tabac froid (je me retrouve à côté de ma maman en train de se rouler ses cigarettes lorsque j’étais ado!) et lorsque les feuilles sont passées à la vapeur, c’est une odeur de sirop de Liège qui s’en échappe! (Pommes cuites)

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J’infuse dans ma théière en verre à 90°C de 1’30 à 4′, en effectuant 3 infusions.

La feuille mouillée est brune et toujours roulée à la 1ère infusion, elle se dépliera délicatement dès la seconde. L’odeur est boisée et toujours cette odeur de pommes cuites qui m’enivre!

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La liqueur est jaune vif au départ et devient plus ambrée à la 2e infusion et est d’une belle clarté! Les arômes sont d’abord boisés puis basculent très vite et furtivement sur la terre humide comme on peut retrouver sur les PuErh. Ensuite vient un délicieux côté fruité et sucré qui glisse sur une note miellée très franche en fond. C’est la 1ère fois que j’ai cette sensation d’avaler du miel à la petite cuillère!

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La texture est lisse et présente une belle rondeur, bien ample, qui recouvre tout le palais. La longueur en bouche est plutôt longue.

Conclusion: Voici un thé très agréable à boire, tout en douceur mais avec une belle palette aromatique et cet arôme de miel tellement surprenant! Ouf! Il m’en reste encore quelques perles!

Pour consulter sa fiche sur le site ThéCalin, cliquez sur l’image:

 

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Une pause et une tasse de thé

Chers lecteurs,

Comme certains l’ont peut-être remarqué, je ne suis plus très présente sur le blog, pour ne pas dire carrément absente.  Non pas que je ne suis plus intéressée par le thé, au contraire, je ne peux décemment pas me passer de mes doses quotidiennes de théine!

Mais depuis quelques mois, ma vie a pris une autre tournure, avec les changements et les réajustements que de telles mesures  imposent. Pour les plus curieux d’entre vous, et sans entrer dans tous les détails, sachez que j’ai changé de travail au mois d’octobre. Un poste radicalement différent de celui que j’occupais depuis 15 ans, qui me demande beaucoup d’efforts de concentration et beaucoup d’énergie pour arriver au niveau demandé.

Aussi avec ce changement professionnel, ce n’est pas uniquement le travail qui s’en retrouve modifié mais également toute la vie familiale. Car mes horaires, inchangés depuis 10 ans, étaient en total accord avec notre organisation familiale! Je n’imaginais pas qu’un « bête » changement professionnel allait à ce point mettre à mal notre routine.

Comme si un changement majeur dans ma vie n’était pas suffisant, j’ai décidé il y a quelques semaines de modifier radicalement mon mode alimentaire. Suite à quelques légers problèmes de santé, j’ai compris au fil de mes lectures que ces derniers pourraient être réduits voire « guéris » en modifiant ma manière de m’alimenter. Pour ceux que ça intéresse, j’ai décidé de suivre le régime Seignalet durant 3 mois afin de voir si j’en retire des bénéfices puis de faire le point au terme de ces 3 mois d’essai. Mais qui dit « changement d’alimentation » dit « changement des habitudes ».

Et il n’est pas aisé de modifier 35 ans de mauvaises habitudes. Mais comme je suis motivée, que mon Barbu me soutient même s’il ne comprend pas tout à faire cette lubie, je prends plaisir à chercher sur le Net toutes sortes de recettes innovantes, à aller faire mes courses au marché, à me promener dans le nouveau magasin bio de ma région et découvrir toutes sortes de produits dont je n’avais même pas connaissance.

Bref, vous l’aurez compris, le temps me manque pour m’asseoir devant ma table et prendre en photo chacune de mes dégustations. Mais je continue de déguster de nouveaux thés, je prends même beaucoup de plaisir à découvrir de nouvelles associations. Comme le Oolong faiblement oxydé ou le thé blanc Bai Mu Dan associés au Miam Ô Fruit du petit déjeuner. Je savoure également mon thé, infusé dans une théière de 750ml, le soir installée confortablement dans mon divan.

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J’espère retrouver un jour le temps et l’envie de faire mes tests de thés. Peut-être trouverais-je une nouvelle formule pour le blog. Je ne sais pas encore, ce blog à la base était censé être une sorte de journal de bord.

Pour ceux qui me contacteraient pour de la publicité ou du marchandage, sachez que je lis vos emails et que j’y répondrai si la proposition m’intéresse dans l’état actuel des choses.

A bientôt et bonnes dégustations!

Hojicha – Jugetsudo

J’avais testé un Hojicha dernièrement qui m’avait beaucoup plu. Aussi, lorsque j’ai acheté celui-ci, c’est avec beaucoup d’excitation que j’ai procédé à sa dégustation. Celui-ci est un thé vert grillé originaire du Japon, jusque là, rien de nouveau. Pas de précision par contre concernant le type exact de thé, Sencha ou Bancha, je n’en ai pas la moindre idée mais il s’agit ici de feuilles et non de tiges.

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La feuille sèche est pliée et coupée, de couleur verte à kaki cuivré. L’odeur est grillée, boisée et m’évoque le café.

J’infuse au Kyusu à 90°C et procéderai à 3 infusions en démarrant à 30 sec.

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La feuille mouillée est brune et me fait penser à de petites algues. L’odeur par contre bascule sur le poisson fumé et le café.

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La liqueur est jaune clair à foncé, brillante et limpide. Les arômes m’évoquent les céréales grillées et le maquereau fumé en fond.

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La texture est lisse, sans amertume, avec une longueur moyenne en bouche.

Conclusion: Je ne suis pas fan du maquereau fumé et je ne retrouve pas le côté torréfié et gourmand que j’apprécie dans les Hojicha! Peut-être ce parce que celui-ci est fait à partir de feuilles et non de tiges. Quoiqu’il en soit, je vais avoir du mal à le terminer!

Bi Luo Chun Gold 2016 – Terre des Thés

Dans mon magnifique assortiment d’échantillons envoyés par Fabrice, ce thé a particulièrement attiré mon attention. Les bourgeons sont visuellement magnifiques et connaissant la maison de thé et sa réputation, il ne pouvait pas faire de doute que ce thé serait à la hauteur de sa beauté. Ce thé rouge (appelé chez nous Thé noir) de Chine provient de la province du Yunnan et est issu de la récolte de printemps.

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La feuille sèche est constituée uniquement de bourgeons dorés et noirs, duveteux, et enroulés en spirale. On dirait de petits escargots poilus! L’odeur est boisée et m’évoque le tabac.

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J’infuse au set de dégustation (2gr) à 90°C de 3′ à 5′ en effectuant 4 infusions successives, mais la dernière n’a plus vraiment d’intérêt.

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Les bourgeons mouillés sont devenus brun chocolat et ont pris du volume. Ils sont toujours un peu courbés et présentent une odeur cacaotée mais aussi de fruits.

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La liqueur est ambre foncé et limpide. Les arômes sont plutôt boisés (bois sec) et toujours fruités.

La texture est lisse et légèrement soyeuse, le thé est très ample en bouche, sans aucune amertume ni astringence. La longueur est plutôt moyenne, je trouve.

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Conclusion: Ce thé est de belle qualité tant visuelle que gustative. Il n’a pas une très grande puissance aromatique mais sa présence en bouche ne se fait pas attendre et est loin d’être discrète. Voici un thé qui m’a beaucoup plus tant par sa chaleur que par sa gourmandise!

Pashupatinagar – Le Parti du Thé

Lors de mon séjour à Paris, ma copine de blog Isaure m’avait fait découvrir cette maison de thé très intéressante. En effet, j’avais beaucoup apprécié le large choix de thés proposés. Nous avions choisi le même thé, intriguées que nous étions par ce thé vert produit entre le Népal et l’Inde selon la méthode du Sencha japonais. Isaure a fait son rapport sur son blog Thévangéliste.

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La feuille sèche est vert foncé, plate et finement pliée en aiguille. Je remarque également la présence de quelques petits bourgeons très clairs. L’odeur est végétale, m’évoque l’herbe et le légume de type artichaut. Je laisse les feuilles s’imprégner de l’humidité du Kyusu, l’odeur qui en ressort est vraiment agréable!

J’infuse au Kyusu à 60°C et réaliserai 3 infusions successives courtes, de 30 à 45 sec, pas plus! 45 sec étant déjà trop!

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La feuille mouillée est coupée et de couleur kaki. L’odeur repose sur l’épinard et l’artichaut.

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La liqueur, contrairement à beaucoup de thé japonais, est jaune très clair et limpide. Les arômes à la 1ère infusion sont végétaux et herbeux. Ils deviendront un peu plus difficiles à cerner lors des 2 autres infusions car déjà, quelques secondes de trop l’ont surinfusé.

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La texture est légèrement astringente en 1ère infusion mais reste agréable, Le thé est rond en bouche et présente une belle longueur.  Par contre, l’astringence et l’amertume feront leur apparition de manière plus prononcée au cours des infusions suivantes pour le malheur de mes papilles.

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Conclusion: Ce thé est difficile à maîtriser, je trouve, pour obtenir un bon résultat. Mais contrairement à Isaure, il ne m’a pas déplu car je pense qu’il peut être très doux et agréable s’il est infusé correctement.